2017 : une année de jeux


Cette page de jeux  vous permettra de tester vos connaissances 

ET

pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Pierre Larousse,

des ouvrages Larousse récompenseront les gagnants

 

Merci de respecter l'esprit du jeu!

ces pages sont conçues comme une distraction pour s'amuser.

Elles ne sont en rien un concours!

Il ne sera donné aucun renseignement et aucune contestation ne sera acceptée!.


Le jeu des incipit...

Il y a des débuts si célèbres qu’on ne peut les oublier. Mais est-on toujours capable d’attribuer le bon auteur au bon texte ?

 

Pierre Larousse connaissait ou aurait pu connaître les textes suivants.

 

Ce jeu est proposé par Michel LEGRAIN, éditeur honoraire 

 

 

Attention, vous devez donner le nom de l’auteur de ces textes, le titre et la date de l’œuvre d’où ils sont extraits.

Vos réponses doivent comporter le N° de chaque extrait.

 

Répondre avant le 30 avril  2017

par mail : guilpainmi@hotmail.com

par courrier : Association Pierre Larousse. Mairie . 89130 TOUCY

 

 

N°1

- Allons ! encore notre vieux carrick !

            Cette exclamation échappait à un clerc appartenant au genre de ceux qu'on appelle dans les Etudes des saute-ruisseaux, et qui mordait en ce moment de fort bon appétit dans un morceau de pain ; il en arracha un peu de mie pour faire une boulette et la lança railleusement par le vasistas d'une fenêtre sur laquelle il s'appuyait.

 

N°2

 

VIRGINIE, à Félix qui cherche à l'embrasser

          Non, laissez-moi, monsieur Félix !...   Je n'ai pas le temps de jouer.

FELIX

          Rien qu'un baiser ?

VIRGINIE

          Je ne veux pas !...

FELIX

Puisque je suis de votre pays !... Je suis de Rambouillet...

VIRGINIE

          Ah ! ben ! s'il fallait embrasser tous ceux qui sont de Rambouillet !...

 

N°3

            Le 25 mai 1796, le général Bonaparte fit son entrée dans Milan à la tête de cette jeune armée qui venait de passer le pont de Lodi, et d'apprendre au monde qu'après tant de siècles César et Alexandre avaient un successeur.

 

N°4

            Le premier lundi du mois d'avril 1625, le bourg de Meung, où naquit l'auteur du Roman de la Rose, semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle.

 

N°5

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,

Chagrin d'amour dure toute la vie.

  

N°6

C’est en vain qu’au Parnasse un téméraire auteur

Pense de l’art des vers atteindre la hauteur.

S’il ne sent point du Ciel l’influence secrète,

Si son astre en naissant ne l’a formé poète,

Dans son génie étroit il est toujours captif ;

Pour lui Phoebus est sourd, et Pégase est rétif.

 

 

N°7

            Sur le côté oriental de la montagne qui s'élève derrière le Port-Louis de l'Isle-de-France, on voit, dans un terrain jadis cultivé, les ruines de deux petites cabanes.

 

N°8

            Il y avait en Westphalie, dans le château de Mr le Baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces.

 

N°9

Nos vertus ne sont, le plus souvent, que des vices déguisés.

 

N°10

            On demande un Plan de Gouvernement bon pour la Corse. C'est demander plus que l'on ne croit. Il y a des peuples qui de quelque manière qu'on s'y prenne ne sauraient être bien gouvernés parce que chez eux la loi manque de prise et qu'un gouvernement sans loi ne peut être un bon gouvernement.

 

N°11

 

Aphorismes

I      L’Univers n’est rien que par la vie ; et tout ce qui vit se nourrit.

II   Les animaux se repaissent ; l’homme mange ; l’homme d’esprit seul sait manger.

III    La destinée des Nations dépend de la manière dont elles se nourrissent.

IV   Dis-moi ce que tu manges : Je te dirai qui tu es.

 

 

N°12

En sortant de Porto-Vecchio et se dirigeant au nord-ouest, vers l’intérieur de l’île, on voit le terrain s’élever assez rapidement, et après trois heures de marche par des sentiers tortueux, obstrués par de gros quartiers de rocs, et quelquefois coupés par des ravins, on se trouve sur le bord d’un maquis très étendu. Le maquis est la patrie des bergers corses et de quiconque s’est brouillé avec la justice.

  

N°13

Ce mage, qui d’un mot renverse la nature,

N’a choisi pour palais que cette grotte obscure.

La nuit qu’il entretient sur cet affreux séjour,

N’ouvrant son voile épais qu’aux rayons d’un faux jour,

De leur éclat douteux n’admet en ces lieux sombres

Que ce qu’en peut souffrir la commerce des ombres.

 

N°14

Lors que ta mère estoit preste à gesir de toi,

Si Jupiter, des Dieus et des hommes le roi

Lui eust juré ces mots : l’enfant dont tu es pleine,

Sera tant qu’il vivra sans douleur et sans peine,

Et toujours lui viendront les biens sans y songer,

Tu dirois à bon droit Jupiter mensonger.

 

 

N°15

            Notre grand roi, l’empereur Charlemagne, sept ans tout pleins est resté en Espagne, la conquérant des monts jusqu’à la mer. Pas de château qui tienne devant lui, pas de cité qui demeure debout, hors Saragosse au haut de sa montagne.

 

 

N°16

Il y a quatre ans qu’à mon retour de Terre Sainte j’achetai près du hameau d’Aulnay, dans le voisinage de Sceaux et de Chatenay une maison de jardinier cachée parmi des collines couvertes de bois.

 

N°17

            Je rends au public ce qu’il m’a prêté ; j’ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage : il est juste que, l’ayant achevé avec toute l’attention pour la vérité dont je suis capable, et qu’il mérite de moi, je lui en fasse la restitution. Il peut regarder avec loisir ce portrait que j’ai fait de lui d’après nature, et s’il se connaît quelques-uns des défauts que je touche s’en corriger.

 

N°18

            Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime.

 

N°19

            Il y a aujourd'hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les Parisiens s'éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l'Université et de la Ville.

 

N°20

            Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.

  

N°21

            Voici la seconde soirée que je passe dans cette misérable chambre à regarder d'un oeil morne mon foyer vide, écoutant stupidement les murmures et les roulements monotones de la rue, et me sentant au milieu de cette grande ville, plus seul, plus abandonné et plus voisin du désespoir que le naufragé qui grelotte en plein Océan sur sa planche brisée.

 

N°22

            Si la Nature (dont quelque personnage de grande renommée non sans raison a douté, si on la devait appeler mère ou marâtre) eût donné aux hommes un commun vouloir et consentement, outre les innumérables commodités qui en fussent procédées, l’inconstance humaine n’eût eu besoin de se forger tant de manières de parler. Laquelle diversité et confusion se peut à bon droit appeler la tour de Babel.

  

N°23

Cicéron dit quelque part, c’est, je crois dans son traité De la nature des dieux, qu’il y a eu plusieurs Jupiters, - un Jupiter en Crète, - un autre à Olympie, - un autre ailleurs ; - si bien qu’il n’y a pas une ville de Grèce un peu célèbre qui n’ait eu son Jupiter à elle. De tous ces Jupiters on en a fait un seul à qui l’on a attribué toutes les aventures de chacun de ses homonymes. C’est ce qui explique la prodigieuse quantité de bonnes fortunes qu’on prête à ce dieu.

 

N°24

            Les lois sont exécutoires dans tout le territoire français, en vertu de la promulgation qui en est faite par le Roi.

            Elles seront exécutées dans chaque partie du royaume, du moment où la promulgation en pourra être connue.

 

N°25

            La plus commune façon d’amollir les cœurs de ceux qu’on a offensez, lors qu’ayant la vengeance en main, ils nous tiennent à leur mercy, c’est de les esmouvoir par submission à commiseration et à pitié. Toutesfois la braverie, et la constance, moyens tous contraires, ont quelquefois servi à ce mesme effect.

 

N°26

 

Murs, ville,

Et port,

Asile

De mort,

 Mer grise

Où brise

La brise,

Tout dort.

 

 

N°27

            Quoi que puisse dire Aristote et toute la philosophie, il n'est rien d'égal au tabac : c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l'on apprend avec lui à devenir honnête homme.

 

 

N°28

            Il faisait froid, il faisait sombre ; la pluie tombait fine et serrée ; deux enfants dormaient au bord d'une grande route, sous un vieux chêne touffu : un petit garçon de trois ans était étendu sur un amas de feuilles ; un autre petit garçon, de six ans, couché à ses pieds, les lui réchauffant de son corps ; le petit avait des vêtements de laine, communs, mais chauds ; ses épaules et sa poitrine étaient couvertes de la veste du garçon de six ans, qui grelottait en dormant ; de temps en temps un frisson faisait trembler son corps : il n'avait pour tout vêtement qu'une chemise et un pantalon à moitié usés ; sa figure exprimait la souffrance, des larmes à demi séchées se voyaient encore sur ses petites joues amaigries.

 

N°29

 

Vingt Cipayes, la main sur leurs pommeaux fourbis

Et le crâne rasé ceint du paliacate,

Gardent le vieux Nabab et la Begum d'Arkate ;

Autour danse un essaim léger de Lall-Bibis.

 

 

N°30

 

Il pleut, il pleut, bergère,

Presse tes blancs moutons.

Allons sous la chaumière,

Bergère, vite allons.

J'entends sur le feuillage,

L'eau qui tombe à grand bruit.

Voici venir l'orage !...

Voici l'éclair qui luit !